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Sous la direction de Annabel AUDUREAU, Tatiana CLAVIER et Solène MÉHAT
avec la contribution de Véronique Léonard-Roques
Depuis la publication de l’ouvrage fondateur de Bénédicte Monicat il y a trente ans, la littérature viatique féminine a fait l’objet de nombreuses recherches, révélant les multiples tensions inhérentes aux récits de voyage rédigés par des femmes. Ces travaux ont mis en lumière l’ambivalence du regard porté par les aventurières et exploratrices : à la fois empreint de préjugés culturels et d’élans empathiques, ce regard constitue un observatoire privilégié pour analyser la manière dont l’expérience du déplacement et sa mise en récit permettent aux femmes de reconfigurer leur subjectivité et d’interroger leur identité. En articulant les questions de genre à celles des transferts culturels et des représentations de l’altérité, ces recherches ont contribué à identifier les spécificités des approches féminines de la mobilité, des territoires traversés, des formes esthétiques convoquées ainsi que des modalités d’énonciation.